Edition Special Ramadan 1447

LA BASE DE LA PHILOSOPHIE JURIDIQUE DES MUSULMANS

D’après le sens du verset 44 de la sourate 2 d’Al Qur’an, Allah demande si nous commandons le bien aux gens et oublions nous-mêmes de le faire tandis que nous lisons le Livre (Al-Qur’an) et (alors) si nous ne raisonnons pas.

Aucun Musulman, ni aucune Musulmane ne peut nier que sa mission primordiale c’est d’appeler au bien (al-ma’rouf) et de barrer la route au mal (al-munkarr). Mais beaucoup d’entre nous ne le font pas malheureusement.

Si Allah nous a octroyé le statut de meilleure communauté qui ait jamais surgi pour les humains c’est parce que nous prescrivons le convenable, proscrivons le condamnable et croyons en Lui (S3-V110).

Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres, commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la Salat, acquittent la Zakaat et obéissent à Allah et à Son Messager. C’est à eux qu’Allah fera miséricorde, car Il est puissant et Sage (S9-V71). Ce seront ces mêmes croyants et croyantes qui réussiront (S3-V104).

En commentaire et pour conclure, citons une note explicative en page 205 du ‘Noble Coran’ ayant trait au sujet en question :

« Commander le convenable et interdire le blâmable sont des termes intéressants. Le bien reconnu comme tel par tout le monde… et le mal reconnu (ou désavoué) comme tel par tout le monde. Voilà la base de la philosophie juridique des Musulmans. Il faut obligatoirement faire ce qui est bien, s’abstenir de et même interdire ce qui est mal. La où le bien est prépondérant, il sera recommandé, et le mal prépondérant sera désavoué. »

Nous ne pouvons pas ne pas ajouter à cette explication qu’il nous faut obligatoirement en même temps accomplir les autres devoirs impératifs tels que la Salaat, La Zakaat etc et obéir à Allah et à Son Messager. Sinon, seulement faire le bien et empêcher le mal ne suffiront pas comme obligations envers notre Créateur.

COMMENT LE JEÛNE NOUS FAIT REMARQUER CE QUE NOUS IGNORONS LE RESTE DE L’ANNÉE

Allah ne prescrit aucun acte d’adoration sans sagesse. Chaque commandement porte un sens, et chaque obligation vise à purifier le cœur. Le jeûne du mois de Ramadan ne fait pas exception. Si l’abstention de nourriture et de boisson en constitue l’aspect extérieur, son objectif profond est l’éveil de la conscience intérieure, une conscience que beaucoup d’entre nous négligent tout au long de l’année.

Allah dit : « Ô vous qui croyez ! Le jeûne vous a été prescrit comme il a été prescrit à ceux avant vous, afin que vous atteigniez la taqwa » (Coran 2:183).

La taqwa ne se limite pas à la crainte d’Allah ; elle est avant tout une conscience — être attentif à Allah dans nos actes, nos intentions et nos choix. Le jeûne ralentit le corps afin que le cœur puisse s’éveiller. Lorsque ce à quoi nous sommes habitués nous est retiré, nous commençons à percevoir des réalités que le confort dissimule.

L’une des premières réalités que le jeûne révèle est notre consommation inconsciente. En dehors du Ramadan, nourriture et boisson sont facilement accessibles, consommées rapidement, souvent en excès et parfois gaspillées. Pendant le jeûne, chaque gorgée d’eau au moment de l’iftar devient intentionnelle et précieuse. La faim nous enseigne que ce que nous considérions comme ordinaire est en réalité une miséricorde d’Allah. Nous prenons soudain conscience de la bénédiction de ce qui était auparavant automatique. Cette prise de conscience mène naturellement à la gratitude, une qualité que la routine a tendance à émousser. Le Coran renforce cette réflexion en nous rappelant que chaque bienfait dont nous jouissons est un dépôt pour lequel nous serons interrogés (Coran 102:8).

Le jeûne met également en lumière notre dépendance à la stimulation constante. Dans les jours ordinaires, les moments de silence sont rapidement comblés par les téléphones, les conversations ou les divertissements. Pendant le Ramadan, la faim et les instants de calme nous obligent à faire face à nous-mêmes. Il devient alors évident à quel point l’immobilité peut être inconfortable et combien nous laissons rarement de place à la réflexion. Dans ce silence, nous prenons conscience de l’état de nos cœurs : notre impatience, notre agitation, et parfois notre vide intérieur.

Cette prise de conscience révèle une vérité plus profonde : le jeûne expose l’état de notre caractère. La faim ne crée ni la colère ni l’impatience ; elle révèle ce qui existe déjà en nous. Lorsque le jeûne nous rend irritables ou prompts à nous emporter, c’est un rappel de traits présents toute l’année mais dissimulés par le confort. Le Ramadan nous offre l’occasion non pas de les justifier, mais d’y travailler avec intention, car Allah nous enseigne que la réussite réside dans la purification de l’âme (Coran 91:9).

L’un des rappels les plus profonds qu’offre le jeûne est sans doute l’empathie et la prise de conscience de la souffrance. En dehors du Ramadan, nous entendons parler de la faim et de la détresse des autres sans les ressentir pleinement. Mais en jeûnant, même une faim temporaire nous relie à ceux qui la vivent quotidiennement, non par choix, mais par contrainte. Cette conscience adoucit le cœur, ravive la compassion et nous incite à donner, non seulement en aumône, mais aussi en bienveillance et en compréhension. Allah appelle à plusieurs reprises les croyants à prendre soin des pauvres et des nécessiteux (Coran 107:1–3), nous rappelant que la foi authentique se manifeste par la compassion.

Le jeûne nous rend également attentifs au temps. Les jours du Ramadan ont une saveur particulière. Ils s’organisent autour de la prière, du rappel et de la retenue. Nous devenons plus conscients des heures, des prières et des instants précédant le coucher du soleil. Cette conscience accrue révèle souvent à quel point le temps est gaspillé le reste de l’année. Le Ramadan nous enseigne avec douceur que le temps, tout comme la nourriture et la santé, est un dépôt, que l’on peut honorer ou négliger. Dans le Coran, Allah jure par le temps lui-même, nous rappelant que l’humanité est en perdition, sauf ceux qui croient et accomplissent de bonnes œuvres (Coran 103:1–3).

Plus important encore, le jeûne ravive notre lien et notre dépendance envers Allah. Lorsque la force physique diminue, la conscience spirituelle grandit. Nous réalisons à quel point nous comptons sur nos propres capacités sans toutefois oublier que nous dépendons de Celui qui nous soutient car Allah nous rappelle que c’est Lui qui accorde la subsistance et la force (Coran 51:58). Ainsi, la faim devient une forme de rappel, ramenant le cœur à l’humilité et à la sincérité.

Le Ramadan n’introduit pas de nouvelles vérités ; il révèle celles que nous avons oubliées. La conscience que le jeûne suscite est destinée à transformer nos vies bien au-delà de ce mois béni. La véritable réussite du Ramadan ne réside pas uniquement dans l’accomplissement du jeûne, mais dans la transmission de ses enseignements — vivre toute l’année avec davantage de gratitude, de compassion, de lucidité et de conscience d’Allah.

LE GRAND NETTOYAGE

Un grand nettoyage nécessaire avant même l’arrivée du Ramadan. Tout de suite, on pense qu’il s’agit de la maison ou des rideaux. Non ! C’est plutôt du nettoyage de nos cœurs.

Quand le moment arrive pour présenter nos actions à Allah, comme le lundi et le jeudi chaque semaine ou le mois de Sha’baan chaque année, cela se passe comme suit. Il accepte nos actions et offre Son pardon. Excepté à 2 catégories de personnes. Ceux qui pratiquent le shirk et ceux qui ont un cœur rempli de shahnaa. Shahnaa, c’est la haine, la rancœur. D’après le Sheikh Omar Suleiman, si 2 musulmans éprouvent de la haine l’un pour l’autre, Allah ne regarde même pas leurs actions. Jusqu’à ce qu’ils changent d’attitude.

Il convient alors d’écraser notre orgueil. Afin de pardonner et de se réconcilier. Shaytwaan est tout content quand il regarde l’orgueilleux qui refuse de pardonner. Il sait qu’on est disqualifié avant même de commencer toutes nos bonnes actions. Ne nous mettons pas sur un piédestal pour juger nos frères et sœurs et les considérer comme inférieurs.

Dominer notre orgueil n’est pas facile, mais Allah nous demande : « O vous qui avez cru ! Ne suivez pas les pas de Shaytwaan. » (Quraan 24:21) Shaytwaan est rempli d’orgueil, alors ne l’imitons pas.

LE GHAYRAH – LES CINQ TYPES DE GHAYRA

Le ghayrah, c’est le sens de l’honneur. Le respect de soi, la dignité. Un sentiment très fort, très noble. Une espèce de jalousie qui cherche à protéger.

Certaines dames et jeunes filles sortent de chez elles, vêtues de façon indécente. Et le maître de maison, en tant qu’époux ou en tant que père, comment peut-il tolérer cet état de choses ? N’a-t-il pas d’autorité en tant que chef de famille ou trouve-t-il cela tout à fait normal ?

Il y a aussi des filles, qui, tout en portant le hijaab, dansent sur TikTok. Des musulmans qui emmènent leurs familles dans des endroits où il y a la désobéissance d’Allah. Des parents qui permettent à leurs filles de sortir seules avec leurs futurs gendres. Il y a même certaines nouvelles mariées qui ne respectent pas les lois de la décence. Et on danse, maintenant, dans les mariages ?! Les films et les séries rongent tout doucement notre foi et nos valeurs. Bannissons-les de notre vie. À tout jamais !

Rappelons-nous que chaque croyant est un berger responsable des actions de son troupeau, c’est-à-dire de sa famille. Le ghayrah fait partie de notre fitrah, notre instinct naturel. Les péchés que nous commettons le font disparaître de notre cœur. Alors que nos bonnes actions consolident notre ghayrah. Allah aussi possède le ghayrah. Un ghayrah intense et incomparable. Ce qui fait qu’Il déteste voir un croyant commettre des actions honteuses. Ou oser braver les interdictions. Ou ne pas faire ce qu’Il lui a ordonné d’accomplir.

Il y a 5 types de ghayrah :

  1. Le ghayrah pour Allah
    En tant que croyants, nous détestons le shirk (donner des associés à Allah) et nous sommes aussi contre toutes les formes de désobéissance à Allah. Et qu’on dise des paroles futiles contre Lui.
  2. Le ghayrah pour le Prophète (saw)
    Nous nous mettons en colère quand on l’insulte ou quand on fait des caricatures sur sa personne. Nous cultivons notre amour pour lui et désirons l’imiter.
  3. Le ghayrah pour l’Islam
    Quand on essaie de déshonorer notre religion, cela nous atteint profondément.
  4. Le ghayrah pour notre famille
    L’honneur des membres de notre famille est une des choses les plus importantes de notre vie.
  5. Le ghayrah pour l’ummah
    La communauté est comme un seul corps. Une partie souffre et la communauté entière souffre, en même temps.

Qu’Allah nous aide à préserver notre ghayrah. C’est ce qui garde notre cœur vivant.

Basé sur « C’est quoi, ghayrah » du Frère Fadeel Beedassy – YouTube

UNE GÉNÉRATION DU QUR-AAN

Quand un jeune homme choisit une épouse, qu’il cherche une fille qui sera une bonne mère pour ses enfants. De même, une jeune fille doit réaliser que celui qu’elle va épouser sera celui qui sera responsable de ses enfants. Il s’agit alors de faire le bon choix afin d’élever les enfants dans l’obéissance d’Allah. De créer une future génération qui sera proche du Qur-aan.

« Le mois du Ramadan est celui au cours duquel le Qur-aan a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. » (Q 2:185)

Le Qur-aan a 5 droits sur nous :

  1. Croire dans le Qur-aan
    « Croyez en Allah donc et en Son messager, ainsi qu’en la Lumière que Nous avons fait descendre. » (Q S 64 – At-Taghaabun : A 8). Demandez à n’importe quel musulman s’il croit dans le Livre d’Allah et il répondra, choqué, « Bien sûr ! » Mais si on rend halaal ce qu’il a décrété comme haraam, par exemple l’intérêt, le jeu de hasard ou les intoxicants (drogues ou alcool), peut-on considérer cela comme croire dans le Qur-aan ?
  2. En faire la lecture
    Faire un effort pour le réciter convenablement. Celui qui éprouve des difficultés à le lire, mais continue à le faire aura une double récompense. Un jour sans le Qur-aan est un jour de perdu.
  3. Le comprendre
    C’est le seul livre au monde que beaucoup de gens lisent sans comprendre. Ce n’est pas acceptable à une époque où il y a des traductions en différentes langues. Allah s’adresse à nous et nous ne cherchons pas à savoir ce qu’Il nous dit. Un manque total de respect.
  4. Le mettre en pratique
    Réciter l’ordonnance d’un médecin n’a jamais guéri personne. Il faut prendre les médicaments. C’est la logique même. Pour faire revivre la communauté, il faut obéir aux ordres d’Allah qui se trouvent dans le Qur-aan. Comment mener notre vie ? Le Qur-aan nous l’indique. Sans lui, nous sommes perdus.
  5. Prêcher le Qur-aan
    Commençons par notre propre famille. Ne serait-ce qu’un verset. Les meilleurs parmi les gens sont ceux qui apprennent le Qur-aan et l’enseignent aux autres.

Ayons toujours une copie du Qur-aan à portée de main. Accordons-lui toute l’importance qu’il mérite pour que nos enfants puissent suivre notre exemple. Afin qu’ils deviennent une génération du Qur-aan.

(Friday Khutbah – Sheikh Umar Farooq – Abu Huraira Center) – N. Muslima

RAMADAN EN QUESTIONS / RÉPONSES

Q : C’est quoi le Ramadan ?
R : C’est le 9ème mois du calendrier (lunaire) islamique.

Q : Où est-il fait mention de ce mois ?
R : Dans le Coran, sourate 2 (Al-Baqara), verset 185.

Q : Que dit ce verset à propos du Ramadan ?
R : C’est le mois au cours duquel le Coran a été descendu (révélé aux hommes) comme guide pour les gens et preuves claires de la bonne direction et du discernement (faculté de juger sainement).

Q : Que prescrit le Coran aux croyants pendant ce mois ?
R : As-Siyaam ou le jeûne (c’est-à-dire s’abstenir de manger, de boire ou d’avoir des rapports intimes entre époux légitimes) depuis l’aube jusqu’au crépuscule.

Q : Y a-t-il exception à cette injonction ?
R : Oui, celui/celle qui est malade ou en voyage, remplacera les jeûnes manqués après.

Q : Pourquoi principalement doit-on jeûner pendant ce mois selon le Coran ?
R : Pour pouvoir nous imprégner de la TAQWA.

Q : Que signifie TAQWA ?
R : C’est la frayeur qu’un/e Croyant/e a envers Allah, son Créateur, qui le/la fasse respecter l’ordre d’Allah, faire des efforts pour éviter de désobéir à Allah dans n’importe quelle circonstance et qui le/la rapproche donc d’Allah.

Q : Quelle est la valeur de la TAQWA selon le Coran ?
R : C’est la meilleure provision qui soit (2:197).

Q : Cela veut dire quoi ?
R : C’est grâce à cette meilleure provision que nous pouvons nous tenir fermement sur siraat-al-mustaquiim (chemin de la droiture), demeurer éloignés de la désobéissance à Allah et des actions qu’Allah et son Prophète (Muhammad, Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) ont décrété comme défendues et blâmables, et insha-Allah terminer notre parcours ici-bas dans l’obéissance totale à Allah, ce qui égale à une vie vraiment réussie (ici-bas comme dans l’au-delà).

Q : Comment peut-on acquérir la TAQWA ?
R : (i) Au verset 21 de la sourate 2, Allah dit (en ce sens) : « Ô hommes ! Adorez votre Rabb, qui vous a créés vous et ceux qui vous ont précédés afin que vous puissiez atteindre la TAQWA. »
(Rabb c’est un attribut d’Allah comme étant Celui qui nourrit toutes Ses créatures et leur attribue leur besoin. C’est Allah Seul qui est Rabb pour toutes les créatures).

(ii) Au verset 183 de la sourate 2, Allah dit (en ce sens) : « O vous qui avez la foi (en Allah et son prophète), le jeûne (as-siyaam) vous a été ordonné comme il fut ordonné à ceux d’avant vous, afin que vous puissiez acquérir la TAQWA (en vous). »

Donc adorer Allah (comme il se doit) et jeûner durant le Ramadan sont les moyens préconisés par Allah lui-même pour que nous puissions nous imprégner de la TAQWA si indispensable à notre succès total.

Q : Est-ce que jeûner se résume seulement à certaines abstentions durant le Ramadan ?
R : Non. Voici ce que nous en enseignent deux traditions (Hadices) du Prophète (Paix et Bénédiction d’Allah sur lui) :
(i) Celui qui ne s’éloigne pas du mensonge et de l’action qui en résulte, Allah n’a pas besoin qu’il se prive de manger et de boire (c’est-à-dire qu’Allah n’accepte pas le jeûne ainsi observé). [Bukhari]
(ii) Le jeûne c’est un bouclier (contre la désobéissance à Allah et contre le feu de l’Enfer). Il ne faut pas que celui qui jeûne cherche le plaisir sexuel ou se comporte comme un JAHIL. Si quelqu’un lui cherche la querelle ou l’insulte, qu’il dise simplement : « Je jeûne ». [Bukhari]
(Un JAHIL c’est une personne qui ignore les enseignements de sa religion, Islam, qui ne se préoccupe pas de ce qui est halaal (permis) ou haraam (défendu).

Q : Selon le Prophète (Muhammad Paix et Bénédiction d’Allah sur lui), les invocations de trois personnes ne sont pas rejetées par Allah. Qui sont-elles ?
R : (i) Un jeûneur (sincère) au moment de la rupture du jeûne (iftaar).
(ii) Un chef qui gouverne avec justice.
(iii) Une personne qui souffre d’injustice ou de maltraitance. [Tirmidhi]

Q : Que pouvons-nous conclure enfin concernant les bienfaits du Ramadan ?
R : Le jeûne du Ramadan (sincèrement accompli) nous prépare chaque année pendant un mois à nous rapprocher d’Allah. Ce rapprochement ira sans doute en diminuant en intensité jusqu’au prochain Ramadan quand le cycle recommencera ainsi de suite.

Ramadan et Eid Mubarak

CANYON MIMS – CONVERT TO ISLAM (31 janvier 14:13)

A young American muslim convert, Canyon Mims, shocks everyone saying: Islamic prophecies are unfolding before our eyes! I can assure you Islam is the true religion. And what I found is truly astonishing!

The words “man” and “woman” are each mentioned 23 times in the Quran — and we have 23 pairs of chromosomes. The word “land” is mentioned 13 times and “sea” 32 times — meaning 29% land and 71% water, matching Earth’s surface percentages. The word “day” is mentioned 365 times — matching the days in a year. And the word “month” is mentioned 12 times, matching the months of the year. The Quran tells us the earth is expanding and modern science confirms this. The Quran was revealed 1400 years ago and some of these facts science has only just discovered.

Prophet Muhammad (SAW) said people would compete in building taller buildings — look at today’s skyscrapers. He said people would communicate over distances — isn’t that what mobile phones are? He spoke of flying — “Iron Birds”. He said music would fill every place, and people would wear clothes but be like naked. He also foretold that ignorance would spread, earthquakes would increase, and lies would abound. Look around you today!

The American youth said: “I’ve been a Muslim for 13 months. I didn’t choose Islam, God guided me. I found logic, clarity and certainty in it. I found a book people still use because its content has been revealed. And I found a nation inhabited by the kindest, most compassionate people.” One message: Reflect… and think honestly… the truth might be right before your eyes.

POURQUOI LE RAMADAN NE CHANGE PAS TOUT LE MONDE

Chaque Ramadan arrive avec la promesse de transformation, pourtant tout le monde n’en ressort pas changé. Les mosquées se remplissent, le Coran est récité plus fréquemment et les habitudes sont modifiées — mais pour certains, le mois s’écoule sans laisser d’empreinte durable dans le cœur.

La raison n’est pas l’absence d’opportunité, mais l’absence d’intention. Le Ramadan n’impose pas le changement ; il l’invite. Lorsque le jeûne devient une routine plutôt qu’un temps de réflexion, son impact reste temporaire. S’abstenir de nourriture tout en négligeant la prière, ou jeûner tout en laissant persister la colère et la distraction, limite la croissance spirituelle que le Ramadan offre.

Le changement exige un engagement. Il demande de l’honnêteté envers soi-même, la volonté de confronter ses faiblesses et le désir de s’améliorer pour l’agrément d’Allah. Le Ramadan sème les graines, mais c’est à nous de les entretenir. Sans effort conscient, le mois se termine comme il a commencé — laissant la faim derrière lui, mais pas la transformation.

LE JEÛNE À L’ÈRE DE LA DISTRACTION

Jeûner dans le monde d’aujourd’hui comporte un défi particulier : la distraction constante. Nos journées sont rythmées par les notifications, le défilement incessant et des divertissements qui absorbent des heures sans que nous nous en rendions compte. Le silence est devenu inconfortable, et l’immobilité est rapidement remplacée par les écrans.

Le Ramadan vient perturber ce rythme. La faim nous ralentit, créant des moments où les distractions s’estompent et où la conscience émerge. Pourtant, beaucoup se pressent de combler cet espace par du contenu, parcourant les réseaux sociaux pour faire passer le temps au lieu de se tourner vers l’intérieur ou vers le Haut. Ce faisant, l’objectif même du jeûne est discrètement remplacé.

Le jeûne est censé libérer le cœur, non l’occuper davantage. Il nous apprend à reprendre le contrôle de notre attention — à choisir le rappel plutôt que le bruit, la présence plutôt que la distraction. Dans un monde qui se dispute notre concentration, le Ramadan nous rappelle que ce qui mérite le plus notre attention est notre lien avec Allah.

D.T. – VOUS NE DÉFENDEZ PAS LES CHRÉTIENS, MAIS…

Donald Trump menace aujourd’hui d’envahir le Nigeria en utilisant des arguments fallacieux, mais le vrai problème c’est sa colonne trumpiste dans cet hémicycle (parlement européen) qui reprend ses mensonges comme une vérité révélée.

Et je vais vous le dire : vous ne défendez pas les chrétiens du Nigeria. Vous défendez l’agenda de Donald Trump. Vous instrumentalisez la douleur des populations pour alimenter une vieille obsession : dresser les religions les unes contre les autres. Pourtant les experts sont formels. Les violences au Nigeria frappent chrétiens, musulmans et autres communautés sans distinction. Elles sont liées aux terres, aux ressources, à la criminalité, à la famine. Pas à votre fantasme de croisade religieuse.

Votre récit n’a qu’un objectif : apposer le mythe du choc des civilisations. Opposer les religions pour mieux diviser les sociétés.

Et puisque vous prétendez défendre les chrétiens, allons jusqu’au bout : Où êtes-vous quand les chrétiens sont intimidés à Jérusalem ? Où êtes-vous quand les églises sont bombardées à Gaza ? Quand les villages chrétiens sont incendiés en Cisjordanie par les colons israéliens ?

Je vais vous dire où vous êtes : vous êtes silencieux parce que là ce sont des musulmans, vos ennemis de confort. Et ce silence vous révèle : votre indignation n’est pas morale. Elle est sélective et instrumentalisée.

Alors je vous accuse : vous ne protégez personne. Vous manipulez, vous divisez, vous alimentez la haine. Les droits humains ne sont pas une arme de propagande. Ils ne sont pas un accessoire pour vos guerres culturelles et identitaires. Ils sont universels : POINT !

(Mounir Satouri)

Collecte de Vivres au Square Kadafi – Ramadan 1447 (2026)

À l’approche du mois béni de Ramadan, nous organisons comme d’habitude une collecte de vivres au square Kadafi durant tous les week-ends du mois de Ramadan. C’est une belle occasion de partager et de soutenir les familles dans le besoin pendant ce mois de solidarité et de générosité.

Horaires de la collecte :
• Samedi : 09h00 – 15h00
• Dimanche : 09h00 – 12h00

Nous invitons chacun à contribuer selon ses moyens (denrées alimentaires non périssables, produits de première nécessité, etc).

Nous soutenir

Vous pouvez nous aider à travers nos comptes bancaires :

ZAKAAT : 000070041296 (MCB)
DONATIONS : 000450264920 (MCB)

Cependant veuillez nous faire connaître votre identité et préciser si c’est pour une donation, zakaat, sadaqa, fidya etc…


LE CROISSANT – Périodique de la Mauritius Islamic Mission
Adresse : MIM Center (2, Rue Velore, P-L)
Rédacteur : B. A. Oozeer
Tél/Fax : 2160843
Email : [email protected]
Website : www.mimsite.net
Impression : New Printing – Tél : 2405376

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